S’agissant de Castaner, la liste des épisodes invertueux commence à être longue. Car il s’agit bien là, non plus de commenter ses mensonges, sa mauvaise foi, ses affirmations précipitées, ses arrangements avec la vérité, sa duplicité mais finalement de questionner la moralité même de l’individu.

Alors oui, dans notre monde de brutes où pragmatisme, realpolitik, intérêts partisans assumés sont devenus les valeurs directrices de tous et particulièrement des puissants, il serait vain d’attendre d’un de ceux-là qu’il fasse du sens moral une valeur première.

Pour autant, c’est ce que naïvement le peuple attend. Le peuple a besoin de croire que ceux qui les gouvernent respectent un tant soit peu les arcanes de vertu qu’ils ont appris à l’école, qui fondent leur rationalité et qui surtout garantissent qu’un état de droits les protège de la pure barbarie.

Car lorsque les puissants s’affranchissent de toute morale, c’est le champ des barbaries qui est alors grand ouvert.

La perspective est si terrible que certains mettent du temps à se rendre à l’évidence et se raccrochent aux démentis « bienveillants » de ceux qui ont intérêt à ce que rien de grave ne transparaisse. Les vérités sont cachées, travesties, les infos sont tronquées ou censurées et, dans le silence, les forfaits peuvent se perpétrer.

Beaucoup de dystopies hollywoodiennes, de livres apocalyptiques s’exercent à décrire des cauchemars fantasmatiques et irréalistes. Ces horreurs n’auront jamais lieu et notre monde est forcément préservé de ces mauvaises augures uniquement produites pour les adultes en mal de frayeur comme le sont les contes effroyables pour enfants.

Mais parfois des symptômes troublants émergent. Tel ou tel semble pouvoir commettre les pires abjections sans qu’il ne soit jamais inquiété, protégé par on ne sait quelle sphère occulte.

Alors bien sûr l’histoire regorge de despotes épargnés jusqu’à leur mort grâce à une dictature établie par moultes rapports de force, par des mafias puissantes, agrégats de purs méchants oppresseurs soutenus par des milices grassement payées.

Ces cauchemars sont nombreux. Férules royales, empires, dictatures, toutes ces formes de domination s’assument comme tels à la face du monde. Là réside alors la seule rationalité qui permet aux peuples opprimés de ne pas devenir fous.

Jusque là les dictatures s’assumaient comme telles à la face du monde.

Avant d’en revenir au symptôme (Castaner), remettons-nous en tête cette citation d’Aldous Huxley :

« La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l'amour de leur servitude »

Les symptômes concourant à démontrer que notre chère démocratie n’en est plus une (si tant est qu’elle en fut une un jour) sont nombreux. Si nombreux qu’il est consternant que la chose ne soit toujours pas partagée par une majorité de citoyens et gageons que ce modeste billet n’y changera pas grand-chose.

Symptômes si nombreux que les mettre à jour, les exposer, les déconstruire semble désormais insurmontable. Alors focalisons-nous sur un seul de ces symptômes : Castaner.


Cet homme aura en quelques mois accumulé un nombre impressionnant de forfaits de vertu. Et ce, sans une once de scrupule. On en compte à date, pour ce qui peut être connu, près d’une vingtaine.

 

0. Alors que les pompiers viennent férocement d'être réprimés, gazés et victimes de tir de LBD et de grenades de désencerclement ce mardi 15 octobre à Paris, on retrouve un tweet de Castaner invoquant sa solidarité avec les pompiers datant de l'année passée : 

"Les violences dont sont victimes nos sapeurs-pompiers sont inqualifiables. Je n’accepterai jamais qu’elles soit banalisées ou passées sous silence. Nous lancerons une grande campagne de sensibilisation à la rentrée 2019"

  1. Déclaration péremptoire confinant au mensonge à la suite de l’Attaque terroriste à la Préfecture de police de Paris

  2. Déclaration péremptoire confinant au mensonge à la suite de l'Incendie de Lubrizol à Rouen

  3. Mensonge et inertie à la suite de la Noyade de Steve Maia Caniço dans la Loire au soir de la Fête de la Musique à Nantes

  4. Provocation lors de la remise des médailles Promotion Gilets Jaunes

  5. Mensonge avéré au sujet de l’entrée de gilets jaunes dans les emprises de la Pitié-Salpêtrière

  6. Communication intempestive sur l’affaire du colis piégé à Lyon recadrée par le procureur. Mai 2019

  7. Mensonge avéré au sujet de l’agression de Geneviève Legay par les forces de l’ordre à Nice

  8. Inconséquence lors d’une soirée privée en boîte de nuit après l'acte 17 des Gilets Jaunes

  9. Accusation polémique au sujet des ONG « complices des passeurs »

  10. Menace inconstitutionnelle à l’endroit des gilets jaunes "complices des casseurs"

  11. Aberration juridique avec l’instauration des arrestations préventives

  12. Aberration juridique avec l’instauration des gardes à vue sans motif

  13. Négation des violences policières

  14. Instrumentalisation de l’attentat de Strasbourg contre les gilets jaunes

  15. Manipulation et mensonges au sujet du nombre de manifestants

  16. Doctrine répressive du maintien de l’ordre (usage d’armes de guerre contre le peuple)

  17. Minoration intolérable et négation du Bilan des mutilés, éborgnés, blessés gilets jaunes

  18. Manipulation et mensonges au sujet de la nature des Gilets Jaunes

  19. Promesses non tenues auprès des syndicats de policiers

  20. Étouffement de l’Affaire Benalla (Passeports, coffre-fort, armes,...)

Toujours en ordre antéchronologique, on retrouve nombre d’épisodes qui montrent qu’avec le temps, on ne change pas… on s’améliore :

  • « J'ai entendu l'Élysée dire qu'il était chargé des valises. » A propos de Benalla dans le Bus de l’équipe de France de football sur les Champs Elysées. 14 juillet 2018

  • Déclaration de mauvaise foi en accusant Vincent Peillon d’avoir déclaré : "Avec Emmanuel Macron, ce sera les chambres à gaz." alors que celui-ci (à propos des rapprochements sous-marins d’UMP et de PS vers Macron) avait dit : "il y a quelque chose, heureusement, de têtu dans l’histoire – c’est comme ça qu’on sait qu’il y a eu des chambres à gaz et qu’on ne peut pas le nier". Mars 2017

  • Suite à l’échec de Sarkozy à la primaire de la droite, Castaner le moque dans un tweet où il évoque pour Sarko la direction prison ; puis se rétracte. Novembre 2016

  • Tweets intempestifs lors de la tragédie du crash de la GermanWings. 2015

  • Christophe Castaner soutient que le cabinet de Macron a reçu les "syndicalistes et salariés" de la Société Ecopla en mai 2015. Ce qui est faux.

  • Condamné à 50 000 francs d'amende pour « diffamations et injures publiques » et à verser 51 000 francs de dommages et intérêts solidairement avec ses comparses pour diffusion d’une bande dessinée pornographique visant à discréditer des adversaires dans le cadre d’une campagne municipale. 1995

  • Fréquentation du Milieu Marseillais tendance Grand Banditisme. Joueur de Poker. 1984. Protégé du Caïd, Christian Oraison, dit "le Grand Blond" abattu de plusieurs balles de 9mm en 2008

Et enfin, si l’on intègre le fait que la connaissance de toute information sensible sur le territoire dépend du Ministère de l’intérieur on pourra ajouter :

  • Dissimulation de l’incendie catastrophique de la station d’épuration des effluents parisiens à Achères. Juin 2019

 

On peut hélas supposer que cette liste est loin d’être exhaustive.

Chacun de ces alinéas mériterait une exégèse détaillée des entorses morales qui s’y cachent.

En fond d’article, le lecteur curieux et consciencieux trouvera un rappel de chacun de ces faits, daté et agrémenté de commentaires incomplets tant votre serviteur se trouve submergé par la perspective de ce travail qui demanderait la production d’un livre entier.

Toujours du point de vue du comportement du personnage, si l’on doit trouver un point commun à tous ces épisodes, on peut relever l’absence totale de scrupules, et un manque total d’empathie.

Toute concession étant envisageable, s’il s’agissait d’un dévouement sans nuance à la raison d’État, l’attitude du personnage y trouverait une rationalité salvatrice pour l’esprit mais son aplomb, sa morgue révèlent des ressorts bien plus funestes.

Il reste constant dans la défense de son intérêt personnel et de l’intérêt de son camp au prix des pires entorses à la morale nourrissant alternativement ou concurremment, la mauvaise foi, le mensonge, la duplicité, la fake news, l’inversion de la charge, l’inversion des causes pour les effets, provocations et instrumentalisations. Ces symptômes accumulés aboutissent à un diagnostic où la perversité trône en haut de cette pyramide nauséabonde.

Symptômes

Vecteurs psychologiques

Diagnostic

mauvaise foi, mensonge, duplicité, fake news, inversion de la charge, inversion des causes pour les effets, provocations, instrumentalisations, abus de pouvoir, iniquité

absence totale de scrupules, manque total d’empathie, duplicité, esprit de meute, soumission au chef, absence de discernement moral, aucune remise en question, pas de recul, pas d’esprit critique, voué au seul rapport de force, indifférence, férocité

Perversité, Cynisme, Egotisme, Narcissisme, Fanatisme, Sadisme

Lorsque les puissants s’affranchissent de toute morale, c’est le champ des barbaries qui est alors grand ouvert.


On attend généralement d’un ministre de l’intérieur, entre autres qualités, probité, sang froid et discernement. Voyons comment il honore cette fonction.

0 - Alors que les pompiers viennent férocement d'être réprimés, gazés et victimes de tir de LBD et de grenades de désencerclement ce mardi 15 octobre à Paris, on retrouve un tweet de Castaner invoquant sa solidarité avec les pompiers datant de l'année passée : 

"Les violences dont sont victimes nos sapeurs-pompiers sont inqualifiables. Je n’accepterai jamais qu’elles soit banalisées ou passées sous silence. Nous lancerons une grande campagne de sensibilisation à la rentrée 2019"

1- Attaque terroriste à la préfecture de police de Paris - 03/10/2019

Le jour même du drame, il déclare : « Un homme âgé de 45 ans, adjoint administratif, employé de catégorie C depuis 2003 au sein de la Préfecture de Police, s’est engagé dans un parcours meurtrier. Cet homme était connu dans le service, au service informatique, travaillait avec ses collègues de travail n’a jamais présenté de difficultés comportementales, n’a jamais présenté de moindre signe d’alerte et ce matin a commis ce parcours meurtrier ».

Mensonge ou/et incompétence

Au vu des révélations qui ont suivi (il a fallu attendre 3 jours pour qu’elles soient rendues publiques), cette déclaration relève donc soit du mensonge pour étouffer les aspects gênants de l’affaire (un djihadiste au service informatique de la Préfecture de Police de Paris habilité Secret Défense !) ou de l’incompétence par ignorance, par précipitation et par imprudence (briefing non effectué ou insuffisant au moment de la déclaration)

S’ajoute une faute de préséance hiérarchique puisqu’il revient par usage au Procureur d’exposer les faits avant que des conclusions politiques soient tirées.

L’imprudence est caractérisée par un aplomb monumental puisque sa déclaration ne comporte aucune réserve sur les faits présentés. Comme si l’affaire était déjà entendue sur le mode « circulez, il n’y a plus rien à voir ».

2 - Incendie de Lubrizol à Rouen - 26/09/2019

Quelques jours plus tôt, le 27/09/2019, il déclarait sur RTL : Il n’y a “pas d’élément qui permette de penser qu’il y a un risque lié aux fumées”

Il entrait déjà de plein pied dans la communication minable du gouvernement autour de cette catastrophe industrielle.

Depuis nous apprenons chaque jour que l’incendie « sans risques » a en fait des conséquences multiples et gravissimes pour la santé des populations, des bêtes d’élevage, pour les cultures et l’environnement. Tout va bien mais ne mangez pas vos légumes du jardin, purgez le lait des laiteries. Des galettes d’hydrocarbures flottent dans les rivières, les poissons meurent mais par contre, l’eau du robinet teintée de pollution peut être bue...

On a assisté à des scènes inouïes où des hommes en tenue NBC (Nucléaire, Bactériologique, Chimique) intervenaient alors que les enfants jouaient non loin dans leur cours d’école. Aucune consigne sérieuse de mise en sécurité, sanitaire n’a été donnée en temps et en heure. Le feu déclaré au milieu de la nuit fit l’objet d’une alerte seulement vers 8h du matin.

On a appris ensuite que plus de 5000 tonnes de produits toxiques ont été consumées à Lubrizol. Puis on apprend que l’entreprise mitoyenne (Normandie Logistique), suite à un arrangement, recelait 9050 tonnes de produits toxiques qui ont, aussi, au 3/4 brûlées.

Les analyses de l’air servant de caution scientifiques étaient basées sur des procédures totalement inadaptées puisqu’elles ne se focalisaient que sur des mesures « habituelles » de qualité de l’air et non sur la recherche et l’analyse des produits toxiques (6 mesures sur 6 sortes de produits alors qu’une centaine aurait été nécessaire).

Les analyses de sang effectuées sur les pompiers ne sont pas communiquées et deviennent top secrètes. Les policiers primo intervenants n’étaient pas, eux non plus, protégés et sont depuis victimes de troubles de santé.

Enfin, l’absence d’arrêde catastrophe technologique qui permet aux victimes, au même titre que celles de catastrophes naturelles, de bénéficier rapidement d’une couverture assurance témoigne de l’incurie des pouvoirs publics vis à vis des populations impactées.

Irresponsabilité politique et morale

Ainsi, déclarer, au lendemain de l’incendie d’une usine classée « Seveso risque haut » qu’il n’y a “pas d’élément qui permette de penser qu’il y a un risque lié aux fumées” confine à l’irresponsabilité politique et morale. Cet homme se comporte comme un mercenaire d’un gouvernement sans scrupule privilégiant d’autres intérêts que ceux des citoyens.

3 - Noyade de Steve Maia Caniço dans la Loire au soir de la Fête de la Musique à Nantes - 21/06/2019

Sur le même principe des liens entre un drame et ses causes supposées, on a aussi eu les conclusions du rapport de l’IGPN sur la mort de Steve : « aucun lien n'a pu être établi entre cette disparition et l'intervention policière. »

Ce rapport, n’en doutant pas, a été visé par Castaner bien que ses conclusions ont été énoncées par le 1er ministre.

Mauvaise foi

Planqué derrière son supérieur, le courageux ministre jouait par procuration de cette mauvaise foi qui jamais n’écorchera sa bonne conscience.

Le corps de Steve sera retrouvé un mois plus tard dans un état suffisamment altéré par les eaux du fleuve pour qu’aucune conclusion gênante ne puisse être tirée après autopsie.

4 - Les médailles Promotion Gilets Jaunes - 16/062019

Le 16 juin dernier, il décorait 9162 membres des forces de l’ordre (« promotion exceptionnelle médaille de la sécurité intérieure « gilets jaunes ») au nombre desquels figuraient 6 policiers impliqués dans des enquêtes concernant des violences policières.

Le commissaire divisionnaire Grégoire Chassaing responsable de la charge de Nantes qui fut fatale à Steve, le commandant divisionnaire Yves-François Botella qui a donné l’ordre de gazer les militants écologistes pacifiques sur le Pont de Sully, le 28 juin à Paris, le capitaine Bruno Félix qui commandait les auteurs des tirs. qui ont provoqué le décès de Zineb Redouane. le commandant divisionnaire Dominique Caffin qui faisait partie des CRS qui ont matraqué plusieurs manifestants dans un Burger King, à Paris, le commissaire Rabah Souchi, qui était à la tête de la charge de police ayant causé de graves blessures sur la militante pacifiste Geneviève Legay, et sa compagne, Hélène Pedoya, présente le jour des opérations et chargée elle-même de l’enquête sur les violences policières commises par son conjoint.

Duplicité, mauvaise foi, abus de pouvoir, iniquité, indifférence et férocité

Avec ces décorations, le message était clair : répression open-bar, encouragement des pulsions agressives, des instincts prédateurs et de toute violence gratuite. Un blanc seing au permis de frapper, de mutiler et enfin de tuer sous le couvert dévoyé de « violence légitime » 

5 - Castaner tord la vérité au sujet de l’entrée de gilets jaunes dans les emprises de la Pitié-Salpêtrière 01/05/2019

"Ici, à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital. On a agressé son personnel soignant. Et on a blessé un policier mobilisé pour le protéger. Indéfectible soutien à nos forces de l’ordre : elles sont la fierté de la République" "Nos forces de l'ordre sont intervenues pour sauver le service de réanimation"

Duplicité extrême, pas de parole, aucun respect pour la vérité, pas d’honneur

Le mensonge était si gros qu’il fut vite éventé et qu’il dut, deux jours plus tard, rétropédaler : « J'entends le reproche qui m'est fait d'avoir utilisé le mot attaque. Je souhaite qu'aucune polémique n'existe sur ce sujet et le voyant l'être, je me dis que je n'aurais pas dû l'employer »

Ne revenant que sur le mot « attaque » laissant sous entendre que les faits relevaient peut-être d’un mot moins fort mais ne reconnaissant toujours pas le mensonge.

6 - Communication intempestive sur l’affaire du colis piégé à Lyon recadrée par le procureur. Mai 2019

Colis piégé à Lyon : Castaner et Collomb recadrés par le procureur de Paris

Le ministre de l'Intérieur et son prédécesseur ont communiqué des informations sur l'enquête en cours sur le colis piégé qui a explosé à Lyon vendredi. 28/05/2019

Le procureur de la République de Paris, dont la section antiterroriste s'est saisie de l'affaire, « rappelle que l'enquête (...) est couverte par le secret et qu'en application de l'article 11 du Code de procédure pénale, il est le seul à pouvoir rendre publics des éléments objectifs tirés de la procédure ».

La communication du ministère de l'Intérieur a fait à plusieurs reprises l'objet de tensions avec le parquet de Paris, notamment lors de l'attentat de Strasbourg en décembre ou après l'explosion de gaz mortelle de la rue de Trévise en janvier à Paris.

https://www.lepoint.fr/societe/colis-piege-a-lyon-castaner-et-collomb-recadres-par-le-procureur-de-paris-28-05-2019-2315538_23.php

Sentiment de pouvoir sans discernement, ivresse égotique

7 - Geneviève Legay brutalisée à Nice – 23/03/2019

L’affaire Legay outre le drame lui-même, démarre avec la déclaration du chef de l’État : « cette dame n’a pas été en contact avec les forces de l’ordre. Elle s’est mise en situation d’aller dans un endroit interdit, de manière explicite, et donc d’être prise dans un phénomène de panique. Je le regrette profondément, mais nous devons, partout, faire respecter l’ordre public. »

assortie de cette hallucinante injonction morale : « Je lui souhaite un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse »

A la suite de quoi, Castaner reprit dans les mêmes termes l’affirmation présidentielle : « Geneviève Legay n’a jamais été en contact avec les forces de l’ordre » tout en se félicitant que les « consignes de fermeté ont été respectées ».

Mensonge, duplicité et parjure.

Pourtant ce bobard fut démenti à grands fracas puisque le Procureur de Nice, Mr Prêtre, ayant dans un premier temps enchéri cette version : « Geneviève Legay n’a pas été touchée par des policiers » et qu’« il n’y a aucun contact direct entre un policier et cette dame » dut, au vu des preuves vidéos et des témoignages, se dédire et admettre finalement que c’est bien un policier qui a provoqué la chute de Geneviève Legay.

On apprendra plus tard que le Procureur était présent dans la salle de commandement et qu’il avait assisté en direct à la scène qu’il a travestie ensuite pour protéger le Chef de l’État et sa version mensongère, se rendant ainsi coupable de parjure.

8 - Castaner en boîte de nuit après l'acte 17 des Gilets Jaunes – 09/03/2019

Alors que les Champs-Elysées sont mis à sac par des Black Blocks, que ses toupes sont sollicitées comme elles l’ont rarement été, que les tensions dans le pays se multiplient, le Ministre de l’Intérieur part en goguette draguant ostensiblement une femme qui n’est pas son épouse, dansant vers à la main au milieu d’une boite de nuit parisienne.

Comme dirait l’autre à propos de vie privée « cela ne nous regarde pas », mais une fois sue, l’info n’en reste pas moins troublante.

Il se justifiera en déclarant : « "Être ministre de l'Intérieur, c'est l'être 7 jours sur 4". https://www.lci.fr/politique/video-polemique-christophe-castaner-se-justifie-sur-sa-soiree-arrosee-en-boite-le-noto-paris-ministre-de-l-interieur-c-est-l-etre-sept-jours-sur-quatre-la-jolie-gaffe-2115604.html

9 et 10 - Complices. Le terme « complices » fait l’objet de 2 polémiques concernant Castaner

Les ONG complices des passeurs

En avril 2019 il déclare : Si les ONG « jouent un rôle essentiel pour apporter de l'aide aux migrants », elles « ont pu se faire complices des passeurs »

https://www.lepoint.fr/politique/ong-complices-des-passeurs-castaner-tente-d-eteindre-la-polemique-10-04-2019-2306902_20.php

Sans honneur

Vu le tollé qui s’en suivit, il fit une première mise au point :

« Mon propos sur le rôle des ONG ne souffre d'aucune ambiguïté. [...] Je n'ai jamais remis en doute la sincérité des ONG [...] Il est documenté qu'il y a eu dans certains cas des interactions de fait entre des passeurs et certaines ONG », a-t-il affirmé, citant « deux rapports de Frontex en novembre et en décembre 2016 ».

Cette mise au point restant insuffisante, il déclara : « Nos ennemis, nos vrais ennemis, nos seuls ennemis, ce sont les passeurs. Les passeurs, et personne d'autre »

Il recula encore par ce tweet : « Les ONG jouent un rôle essentiel pour apporter une aide aux migrants, cela ne fait aucun doute ». Voilà mot pour mot ce que j’ai dit vendredi.

Menace envers les Gilets Jaunes 11/01/2019

Avant l’acte 9 des Gilets Jaunes, Castaner déclare ; "ceux qui manifestent là où il y a de la casse annoncée savent qu'ils seront complices"

https://www.huffingtonpost.fr/2019/01/11/pour-christophe-castaner-ceux-qui-manifestent-la-ou-il-y-a-de-la-casse-annoncee-savent-quils-seront-complices_a_23640730/

Anticonstitutionnel et menaçant

Digne d’un matamore au ministère, Castaner ici se rend coupable d’inconstitutionnalité. Doit-on lui rappeler que le droit de manifester est un droit constitutionnel ? Par ces mots, il ouvre le champ d’un conflit entre les citoyens et leur gouvernement. Cela représente explicitement une déclaration de guerre au peuple.

11 - Aberration juridique avec l’instauration des arrestations préventives

Près de 2.000 personnes ont été interpellés dans toute la France et plus de 1.700 ont fait l'objet d'un placement en garde à vue. 10/12/2019

https://www.bfmtv.com/police-justice/les-interpellations-preventives-de-gilets-jaunes-denonces-par-des-avocats-1585307.html

« Aujourd’hui, l’ordre républicain a été maintenu », s’est félicité le ministre de l’Intérieur lors d’une déclaration place Beauvau. Il a relevé que 233 interpellations avaient eu lieu dans toute la France, 172 placements en garde à vue et 107 personnes verbalisées pour avoir tenté de prendre part à des rassemblements interdits.

https://www.20minutes.fr/politique/2479771-20190323-acte-19-gilets-jaunes-aujourdhui-ordre-republicain-maintenu-felicite-christophe-castaner

Négation de l’État de Droit et abus de pouvoir

12 - Aberration juridique avec l’instauration des gardes à vue sans motif

A l’heure où la France fait l’objet de multiples mises en garde pour des atteintes répétées à la liberté de manifester, un procureur français vient de justifier par écrit une mesure d’exception demandée à ses magistrats : le maintien en garde à vue des manifestants « gilets jaunes » contre lesquels aucune charge n’a pu être retenue.

« Les levées des gardes à vue doivent être privilégiées le samedi soir ou le dimanche matin afin d’éviter que les intéressés grossissent à nouveau les rangs des fauteurs de troubles », précisait le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, aux magistrats du parquet, dans une note intitulée « Note permanence gilets jaunes », dont la teneur a été révélée par Le Canard enchaîné, fin janvier.

https://www.mediapart.fr/journal/france/120319/gilets-jaunes-paris-le-procureur-invente-la-garde-vue-sans-motif?onglet=full

Négation de l’État de Droit et abus de pouvoir

13 - Négation des violences policières – 15/01/2016

« Moi, je ne connais aucun policier, aucun gendarme qui ait attaqué des Gilets jaunes. Par contre, je connais des policiers et des gendarmes qui utilisent des moyens de défense de la République, de l'ordre public. »

https://www.lavoixdunord.fr/521420/article/2019-01-15/christophe-castaner-annonce-qu-aucun-policier-n-attaque-des-gilets-jaunes

Mauvaise foi et mensonge

Même s’il existe encore quelques français ignorants ou voulant ignorer les faits, les violences policières sont non seulement extrêmement documentées mais sont devenues la doctrine de maintien de l’ordre de l’État policier qu’est devenue notre pays.

Si ces méthodes de répression étaient pratiquées de longue date avant le mouvement des Gilets Jaunes (Banlieues, Notre-Dame des Landes, Sivens,…), Castaner les consacre et les généralise à une échelle qu’aucun fondu de force policière n’aurait imaginé être possible en France.

14 - Instrumentalisation de l’attentat de Strasbourg – 11/12/2019

Extrait de l’Est Eclair

Après l'attentat de Strasbourg qui a fait ressurgir le spectre terroriste et dont l'auteur a été tué jeudi soir, de nombreuses voix, notamment au sein de la majorité et du gouvernement, s'étaient toutefois élevées pour appeler à la "responsabilité" et à ne pas manifester.

"Je préférerais que les forces de l'ordre soient en train de faire leur vrai métier, c'est-à-dire poursuivre les criminels, diminuer le risque terroriste plutôt que de devoir sécuriser des ronds-points où quelques milliers de personnes mobilisent énormément de forces", a rappelé vendredi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner sur Europe 1.

"Quel rapport entre le tueur de Strasbourg et le mouvement des +gilets jaunes+ ? Aucun. Si on commence à céder à un assassin en modifiant toute notre vie, c'est lui qui a gagné", s'était indigné la veille le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

https://www.lest-eclair.fr/id22282/article/2018-12-14/les-gilets-jaunes-determines-avant-lacte-v-malgre-strasbourg-et-les-annonces-de

Duplicité

15 - Manipulation et mensonges au sujet du nombre de manifestants

Guillaume Peltier, vice-président des Républicains, a dénoncé une « manipulation des chiffres » par le ministre de l'Intérieur, qui selon lui « minimise l'immense colère populaire » s'exprimant samedi 17/11/2019 au travers de la mobilisation des Gilets jaunes.

Christophe Castaner « ose annoncer 50 000 manifestants dans toute la France », or « rien que dans mon département de Loir-et-Cher, c'est déjà 2 500 Français en colère mobilisés à 11 h contre l'hystérie fiscale du gouvernement, selon les propres chiffres de la préfecture », a indiqué le député. « En projection nationale, un tel chiffre conduirait à évaluer la mobilisation à près de 500 000 Français sur tout le territoire

https://www.ouest-france.fr/societe/gilets-jaunes/gilets-jaunes-les-republicains-contestent-les-chiffres-du-ministere-de-l-interieur-6075617

Gilets jaunes” : un syndicat de police évoque 750 000 manifestants

Selon le ministère de l'Intérieur, quelque 106 000 personnes manifestaient en France, ce samedi 24 novembre

Le syndicat « France Police – Policiers en colère » affirme que « les chiffres nationaux communiqués par Christophe Castaner correspondent à peine à la mobilisation parisienne » et que « nonobstant les violences commises dans le quartier des Champs-Élysées, sur les autres points de blocage, notre syndicat n’enregistre pas à cette heure, d’évènement violent significatif ».

Si France Police – Policiers en colère évoque une « baisse de la participation d’environ 25 % par rapport à samedi dernier », il estime qu'elle est « probablement liée aux violences amplifiées par les médias qui découragent les familles à se rendre sur les points gilets jaunes pour des raisons de sécurité. » En revanche, ajoute encore l'organisation syndicale, « nous constatons une augmentation significative du nombre de gilets jaunes apposés sur les planches de bord des véhicules en circulation.

https://www.valeursactuelles.com/politique/gilets-jaunes-un-syndicat-de-police-evoque-750-000-manifestants-101089

Castaner : 60 000 policiers pour 9 600 gilets jaunes

Pour le 23e samedi consécutif, (...) 60 000 policiers et gendarmes seront mobilisés (France 24). À 18 heures, il y avait 9 600 manifestants dans tout le pays, dont 6 700 à Paris selon le ministère de l'Intérieur (France info). 6 fois plus de policiers que de manifestants et un ministère de l'intérieur incapable d'empêcher les casseurs.

https://blogs.mediapart.fr/patrick-cahez/blog/200419/castaner-60-000-policiers-pour-9-600-gilets-jaunes

Gilets Jaunes : à quel point les chiffres de l’Intérieur sont-ils éloignés de la réalité ?

https://reseauinternational.net/gilets-jaunes-a-quel-point-les-chiffres-de-linterieur-sont-ils-eloignes-de-la-realite/

Abus de position dominante, instrumentalisation du pouvoir, mensonge, manipulation, duplicité

16 - Doctrine répressive du maintien de l’ordre (usage d’armes de guerre contre le peuple)

La théorie :

La doctrine française du maintien de l'ordre a été conçue de façon à concilier le maintien de l'ordre public et la liberté de manifester, en privilégiant la sécurité des personnes, ce qui implique un usage "retenu" de la force.

Les faits aujourd’hui :

Plus de fermeté, plus de réactivité, mais aussi plus de contact avec les manifestants. Ce sont les grandes lignes de la nouvelle doctrine gouvernementale du maintien de l’ordre, suivies depuis quelques semaines face aux gilets jaunes.

https://www.ledauphine.com/france-monde/2019/04/30/maintien-de-l-ordre-la-nouvelle-doctrine-a-risques

« Les stratégies de maintien de l’ordre sont de plus en plus criminelles »

« Violence répressive », « mise en danger irresponsable », « usage non justifié de gaz lacrymogène »… Les critiques contre la nouvelle doctrine du maintien de l’ordre, mise en place par le gouvernement

https://www.20minutes.fr/justice/2510027-20190503-payetamanif-internautes-critiquent-nouvelle-doctrine-maintien-ordre-lors-manif-1er-mai

Manifester est bien un droit constitutionnel, mais son prix devient exorbitant.

http://www.slate.fr/story/175260/manifestations-gilets-jaunes-police-doctrine-maintien-ordre

Abus de position dominante, instrumentalisation du pouvoir, usage disproportionné de la force

17 - Minoration intolérable et négation du Bilan des mutilés, éborgnés, blessés gilets jaunes

Vue dans le point 13 la négation éhontée des violences policières n’obérera pas le bilan impensable des mutilations envers les manifestants largement documenté à travers de multiples témoignages relayés sur de multiples pages internet.

Déni de réalité, duplicité

18 - Manipulation et mensonges au sujet de la nature des Gilets Jaunes

Castaner s’est placé dans le sillage des insultes présidentielles à l’endroit des gilets jaunes accusés tour à tour d’être des homophobes, des antisémites, des extrémistes de droite et de gauche, des séditieux violents, une foule haineuse…

Mensonge, duplicité

19 - Promesses non tenues auprès des syndicats de policiers

Fidèle à sa belle moralité, Castaner ne s’embarrasse pas des promesses faites. En juin, il déclare : "Je ne leur dois rien" à propos des policiers.

Des policiers en colère appellent à «fermer les commissariats» 18/12/2018

http://www.leparisien.fr/faits-divers/gilets-jaunes-les-syndicats-de-policiers-appellent-eux-aussi-a-la-mobilisation-18-12-2018-7971315.php

"Je ne leur dois rien" : Castaner dit-il vrai sur le paiement des heures sup' aux policiers ? 21/06/2019

https://www.marianne.net/politique/je-ne-leur-dois-rien-castaner-dit-il-vrai-sur-le-paiement-des-heures-sup-aux-policiers

Malgré les belles promesses, les effectifs et le budget de fonctionnement et d’investissement de la police nationale vont baisser dès l’an prochain ! 01/10/2019

https://france-police.org/2019/10/01/malgre-les-belles-promesses-les-effectifs-et-le-budget-de-fonctionnement-et-dinvestissement-de-la-police-nationale-vont-baisser-des-lan-prochain/

20 - Étouffement de l’Affaire Benalla (Passeports, coffre-fort, armes,...)

Affaire Benalla: "une affaire de cornecul" pour Castaner 10/02/2019

Les enregistrements d'Alexandre Benalla constituent "plus une affaire de cornecul qu'une affaire de James Bond" "Ce n'est pas une affaire d'État, c'est l'affaire d'un bonhomme qui manifestement a fait n'importe quoi et continue à faire n'importe quoi"

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/affaire-benalla-une-affaire-de-cornecul-pour-castaner_2061652.html

Castaner n’est sans doute pas initiateur de tous les passe-droit, indulgences et magouilles qui présidèrent aux différents épisodes de l’Affaire Benalla (exactions de la Contrescarpe, usurpation de fonction policière, disparition du coffre-fort, dissimulation de preuves, irrespect d’ordonnance d’éloignement des témoins, utilisation de passeport désactivés, faux en écriture, port d’arme hors service…), mais au poste qu’il occupe il participa au désamorçage en règle de toutes ces affaires.


Avant d’être Ministre de l’intérieur, la carrière de Castaner n’en est pas moins fournie en épisodes misérables.

  • « J'ai entendu l'Élysée dire qu'il était chargé des valises. » A propos de Benalla dans le Bus de l’équipe de France de football sur les Champs Elysées. 14 juillet 2018

    L'affaire Benalla vient tout juste d'émerger et le délégué général de La République en marche tente d'atténuer le poids dont dispose le « Monsieur sécurité » du palais présidentiel, que l'on distingue sur des images dans le bus de l'équipe de France de football, après le Mondial : « J'ai entendu l'Élysée dire qu'il était chargé des valises. » L'ex-député tente alors d'expliquer qu'Alexandre Benalla n'a « plus de fonctions de sécurité », seulement « des fonctions logistiques ».

    https://www.lepoint.fr/politique/prefecture-de-police-lubrizol-benalla-christophe-castaner-roi-des-approximations-06-10-2019-2339616_20.php

  • Déclaration de mauvaise foi en accusant Vincent Peillon d’avoir déclaré : "Avec Emmanuel Macron, ce sera les chambres à gaz." alors que celui-ci (à propos des rapprochements sous-marins d’UMP et de PS vers Macron) avait dit : il y a quelque chose, heureusement, de têtu dans l’histoire – c’est comme ça qu’on sait qu’il y a eu des chambres à gaz et qu’on ne peut pas le nier. Mars 2017

    http://lelab.europe1.fr/le-macroniste-castaner-deforme-totalement-la-phrase-de-peillon-sur-les-chambres-a-gaz-3000098

  • Suite à l’échec de Sarkozy à la primaire de la droite, Castaner le moque dans un tweet où il évoque pour Sarko la direction prison ; puis se rétracte. Novembre 2016

"Dès ce soir Sarkozy visite ses nouveaux bureaux. Sommaire mais coquet". Une allusion non dissimulée à ses ennuis judiciaires.

http://www.hauteprovenceinfo.com/article-13097-sur-twitter-castaner-envoie-sarkozy-en-prison-avant-se-retracter.html

https://www.lejdd.fr/Politique/les-erreurs-de-jeunesse-de-christophe-castaner-3670172

https://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_Castaner#cite_note Christophe_Castaner_:_l'enjoliveur-2

Sources Médiapart, Les Moutons Enragés, NordPresse

Liste datant de 2013 (ajout de certaines affaires sur 2016, 2017, 2018)

Cette liste relate principalement des condamnations mais aussi des mises en examen en cours lors de la rédaction ne préjugeant pas des jugements qui pourront s'en suivre.

PS

Anne Hidalgo (PS), condamnée en 2012 à 40 000 € d’amende pour infraction à la législation sur la durée du travail.
Bernard Granier (PS), condamné en 2011 pour corruption.
Bertrand Delanöe (PS), condamné en 2010 pour atteinte au droit du travail.
Catherine Trautmann (PS), condamnée en 1999 pour diffamation.
Christian Bourquin ( PS), condamné en 2012 pour délit de favoritisme.
Claude Pradille ( PS), condamné en 1995 pour corruption.
Dominique Strauss-Khan ( PS), en 2012, mis en examen pour proxénétisme aggravé en bande organisée
Dominique Strauss-Khan (PS), en 2011, mis en examen pour accusations d’agression sexuelle, de tentative de viol et de séquestration
Edmond Hervé (PS), condamné en 1999 pour manquement à une obligation de sécurité dans l’affaire du sang contaminé.
Elie Pigmal (PS), condamné en 2012 pour délit de favoritisme.
François Bernardini (PS), condamné en 2001 pour ingérence, détournement de fonds publics, abus de confiance et abus de biens sociaux.
François Xavier Bordeaux (PS), condamné en 2011 pour abus de faiblesse
Georges Frêche (ex PS) condamné régulièrement en fin de carrière pour de multiples dérapages verbaux.
Harlem Desir ( PS), condamné en 1998 pour recel d’abus de confiance.
Henri Emmanuelli (PS), condamné en 1997 pour trafic d’influence.
Jack Lang (PS), condamné en 2008 pour rupture de contrat.
Jack Mellick (PS), condamné en 1997 dans l’affaire OM-VA pour faux témoignage.
Jeanine Ecochard (PS), condamnée en 1998 dans l’affaire Urba(financement occulte du PS).
Jean-Christophe Cambadélis (PS), condamné en 2006 pour l’affaire de la MNEF.
Jean-François Noyes (PS), mis en examen en 2012 dans le cadre de l’Affaire Guérini pour association de malfaiteurs en vue de trafic d’influence et recel de trafic d’influence.
Jean-Marc Ayrault (PS), condamné en 1997 pour délit de favoritisme.
Jean-Marie Le Chevallier (PS), condamné en 2003 pour subordination de témoin.
Jean-Noel Guérini (PS), mis en examen en 2011 pour prise illégale d’intérêt et trafic d’influence.
Jean-Paul Huchon (PS), condamné en 2007 pour prise illégale d’intérêt et en 2011 par le Conseil d’Etat.
Jean-Pierre Balduyck (PS), condamné en 2005 pour favoritisme a fait appel de sa condamnation.
Jean-Pierre Destrade (PS), condamné en 2005 pour escroquerie et trafic d’influence.
Jérôme Cahuzac (PS) condamné en 2016 pour fraude fiscale et blanchiment
Khadija Aram (ex PS) condamnée en 2011 pour trafic d’influence et abus de confiance.
Line Cohen Solal (PS), condamnée en 2011 dans la même affaire que celle touchant Pierre Mauroy.
Malek Boutih (PS), condamné en 2006 pour diffamation.
Michel Delebarre (PS), condamné en 2005 dans l’Affaire des Ecoutes Téléphoniques.
Michel Laignel (PS), condamné en 2006 pour faux, usage de faux, délit de favoritisme, prise illégale d’intérêt, et détournement de fonds.
Michel Pezet (PS), condamné en 1998 pour recel de fonds utilisés [pour un financement politique] en dehors de tout enrichissement personnel.
Mohamed Abdi (PS), condamné en 2007 pour escroquerie.
Monique Delessard (PS), condamné en 2010 pour mariage illégal.
Olivier Spithakis (PS), condamné en 2005 dans l’affaire de la MNEF.
Patrick Sève (PS), mis en examen en 2011 pour octroie injustifié de marchés publics et soustraction de fonds publics.
Pascal Buchet (PS), reconnu coupable en 2012 de harcèlement moral après le suicide d’une de ses collaboratrice.
Philippe Sanmarco (PS), condamné en 1997 pour complicité de trafic d’influence dans l’affaire du financement occulte du PS, l’Affaire Urba.
Pierre Mauroy (PS), condamné en 2011 pour emploi fictif.
Pierre Moscovici (PS), condamné en 2001 pour atteinte au droit à l’image.
René Teulade (PS), condamné en juin 2011 pour abus de confiance.
Robert Gaïa (PS), condamné en 2002 pour favoritisme.
Ségolène Royal (PS), condamnée en 2008 pour licenciements abusifs.
Serge Andréoni (PS), mis en examen en 2011 pour complicité de trafic d’influence dans le cas de l’affaire Guérini.
Sylvie Andrieux (PS), mise en examen en 2010 pour complicité de tentative d’escroquerie et de détournements de fonds publics dans l’affaire du financement présumés à hauteur de 700 000 € d’associations présumées fictives.
Yacine Chaouat (PS), condamné en 2011 en appel pour violences conjugales


UMP ( LR/RPR)


Alain Agostini (UMP) 2008, condamné pour proxénétisme aggravé en bande organisée.
Alain Carignon (UMP) 1999, condamné pour corruption, abus de biens sociaux et subornation de témoins.
Alain Ferrand (UMP) 2006, condamné pour faux et usage de faux. 1998, condamné pour prises illégales d’intérêts et condamné pour fraude fiscale.
Alain Juppé (UMP) 2007, condamné pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt.
Alain Tuduri (UMP) 2009-2010, condamné pour discrimination raciale, pour avoir préempté les biens immobiliers que voulait acheter des personnes d’origines étrangères dans sa commune.
André Santini avait été mis en examen le 30 mai 2006 pour «prise illégale d’intérêt», «faux et usage de faux» et «détournement de fonds publics».

Axel Poniatowski (UMP) 2010, condamné pour diffamation.
Brice Hortefeux (UMP) 2010, condamné pour atteinte à la présomption d’innocence. Il a également été condamné pour injure non publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine. Le Parquet Général a requis sa relaxe, la décision a été mise en délibéré au 15 septembre.
Brigitte Barèges (UMP) 2011, condamnée pour refus de mariage.
Bruno Sandras (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.
Charles Fabre (UMP) 2010, mis en examen pour favoritisme.
Charles Pasqua (UMP) 2009 à 2010, condamné pour trafic d’influence, pour favoritisme, pour faux, financement illégal de campagne et abus de confiance. Il est cité dans l’affaire de recel d’abus de biens sociaux pour l’association France Afrique Orient. Il également mentionné dans l’affaire du financement occulte du ministère de l’Intérieur et de l’Union des groupements d’achats publics.
Christian Vanneste (UMP) 2006 et 2007, condamné pour propos homophobes, condamnation confirmée par la Cour d’Appel puis annulée par la Cour de Cassation. Il avait déclaré l’homosexualité inférieure à l’hétérosexualité et que l’homosexualité était une menace pour l’humanité.
Claude Polony (UMP) 2001-2009, reconnu coupable de prise illégale d’intérêt, favoritisme et détournements de fonds.
Claude Guéant (UMP) 2014, mis en examen pour faux, usage de faux et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée
Daniel Simonpieri (FN puis UMP), condamné pour favoritisme, fausses factures et emploi fictif. Il avait déjà été condamné pour harcèlement moral.
Damien Meslot (UMP) 2010, condamné pour outrage à magistrat, mis en examen pour atteinte ou tentative d´atteinte à la sincérité d´un scrutin.
Denis Gautier-Sauvagnac (UMP) 2008, mis en examen pour blanchiment d’argent.
Denis Jacquat (UMP) 2011, condamné pour abus de confiance et infraction à la législation sur le financement des campagnes électorales.
Didier Schuller (RPR-UMP) 1994, il s’enfuit aux Bahamas après la révélation d’une tentative de déstabilisation du juge Éric Halphen puis il continue sa cavale en République Dominicaine où il bénéficie d’une protection diplomatique, avant de revenir en France. En 2005, condamné pour financement illégal de sa campagne.En 2007, condamné pour avoir fait financer de façon occulte des activités politiques.
Dominique Paillé (UMP) 2004, condamné pour abus de confiance.

Eric Woerth (UMP) mis en examen jeudi 9 février 2012, cette fois pour « recel » dans l’enquête sur l’héritière de L’Oréal Liliane Bettencourt.
Frédéric Chazal (UMP) 2010, condamné pour diffamation.
Gaston Flosse (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.
Georges Tron (UMP) 2011, mis en examen pour harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol.
Gérard Dezempte (UMP) 2006, condamné pour discrimination.
Gérard Larrat (UMP) 2011, condamné pour constitution de partie civile abusive ou dilatoire dans le but de nuire à son adversaire socialiste.> 2011, mis en examen pour complicité d’atteinte à la sincérité du scrutin, complicité de faux administratif et usage et complicité de manœuvre frauduleuse tendant à l’exercice irrégulier du vote par procuration, son élection a été annulée.
Gilles Forray (UMP) 2006, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.
Guy Drut (UMP) 2005, condamné pour avoir bénéficié d’un emploi fictif.
Guy Wildenstein (UMP) 2011, mis en examen pour recel d’abus de confiance.
Henry Chabert (UMP) 2002, condamné pour recel d’abus de biens sociaux.
Jacques Blanc (UMP) 2009, mis en examen pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêt.
Jacques Masdeu-Arus (UMP) 2006 à 2009, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.
Jacques Myard (UMP) 2009, condamné pour diffamation.
Jean Reynaud (UMP) 2004, condamné pour prise illégale d’intérêt. 2006, condamné pour harcèlement moral et dégradation des conditions de travail.
Jean Tiberi (UMP) 2009, condamné pour occupation illégale des locaux de sa permanence et fraude aux électeurs.
Jean-Louis Garnier (UMP) 2011, condamné pour coups et blessures.
Jean-Louis Masson (UMP) 1997, condamné pour avoir financé la campagne d’un concurrent afin d’affaiblir sa rivale à droite.
Jean-Paul Alduy (UMP) 2008, son élection est annulée pour fraude.
Jean-Paul Fournier (UMP) 2009 à 2010, condamné pour prise illégale d’intérêt.
Joëlle Ceccaldi-Raynaud condamnée (UMP) 2006, condamnée pour diffamation et complicité de diffamation.
Joëlle Ferrand (UMP) 2010, condamnée pour prise illégale d’intérêt et malversations.
Laurence Spicher-Bernier (UMP) 2010 à 2011, condamnée pour exercice illégal de la profession d’avocat et escroquerie.
Lionel Cressiot (UMP) 2011, mis en examen pour injures et diffamation.

Loïc Bréhu (UD) 2017, corruption, faux, usage de faux et blanchiment, dans une affaire de versement d’argent hors contrat
Lucette Michaux-Chevry (UMP) 2002, condamnée pour favoritisme dans l’attribution de marchés publics.
Manuel Aeschlimann (UMP) 2009, condamné pour favoritisme dans l’attribution d’un marché public.
Marie-Jeanne Bozzi (UMP) 2002, condamnée pour proxénétisme aggravé, association de malfaiteurs et dissimulation de travail clandestin.> 2007, condamnée pour soustraction au paiement de l’impôt, omission de déclaration et fraude fiscale.En 2009, mise en examen pour association de malfaiteurs en vue de la commission d’un homicide en bande organisée.
Maurice Gutman (UMP) 2010, condamné pour proposition sexuelle à une mineure de 12 ans.
Michel Buillard (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.
Michel Habig (UMP) 2006, condamné pour avoir fait incendier 14 caravanes appartenant à des Roms installées sur un terrain municipal.
Nicolas Bazire (UMP) 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.
Nicolas Sarkozy ( UMP ) 2014, mis en examen pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire Bettencourt
Nicolas Sarkozy (UMP) 2014, mis en examen pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012 ( Bygmalion )
Nicolas Sarkozy (UMP) 2013 : Des juges enquêtent depuis avril 2013 sur des accusations de financement libyen formulées par l’intermédiaire Ziad Takieddine et d’ex-dignitaires. Des juges enquêtent aussi sur les commandes de sondages de la présidence sous le quinquennat Sarkozy. Son conseiller d’alors Patrick Buisson est soupçonné d’avoir profité de sa position pour réaliser d’importants bénéfices sur des sondages qu’il commandait au nom de sa société et revendait à l’Élysée.
Olivier Deleu (UMP) 2011, mis en examen pour injures et diffamation.
Olivier Rey (UMP) 2008, condamné pour violences, menaces et dégradation grave du bien d’autrui à raison de la religion.
Pascal Buchet (UMP) 2007-2011, condamné pour harcèlement moral ayant mené au suicide.
Patrick Balkany (UMP) 2003, condamné pour injure publique et pour diffamation. 1999, condamné pour avoir rémunéré aux frais du contribuable trois personnes désignées comme des employés municipaux mais qui ne s’occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny.
Philippe Brun (UMP) 2011, condamné pour fraudes et multiples abus de biens sociaux.
Pierre Bédier (UMP) 2009, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.
Philippe Pemezec (UMP) 2010, condamné pour injures. 2007, condamné pour irrégularités lors de sa campagne, son élection sera annulée.
Renaud Donnedieu de Vabres (UMP) 2004, condamné pour blanchiment d’argent.En 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.
René Vestri (UMP) 2009, condamné pour travail dissimulé.En 2010, mis en examen pour blanchiment à titre habituel et en bande organisée, trafic d’influence et association de malfaiteurs.
Richard Cazenave (UMP) 1999, condamné pour abus de biens sociaux.En 2004, condamné pour recel et complicité d’abus de biens sociaux.
Serge Dassault (UMP) 1998, condamné pour corruption. 2010, condamné pour procédure abusive.En 2009, condamné pour avoir acheté des voix lors des municipales.
Thérèse Aillaud (UMP) 2002, condamnée pour détournement de fonds publics.
Thierry Gaubert (proche de l’UMP, collaborateur de Sarközy) 2008, mis en examen pour abus de biens sociaux et escroquerie.> 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.
Thierry Leprince (UMP) 2007, condamné pour viol sur une mineure de 12 ans.
Vincent Toni (UMP) 2008 et 2011, condamné pour corruption passive.
Xavier Dugoin (UMP) 1997, condamné pour trafic d’alcool, salaires fictifs et corruption.En 1999 à 2000, condamné pour abus de confiance, détournement de fonds publics, falsification de documents administratifs et prise illégale d’intérêt.En 2001, mis en examen dans le cadre de l’affaire des emplois fictifs du conseil général de l’Essonne, cette procédure sera annulée pour vice de forme.

Yannick Bethermat (LR) 2018, condamné à 1 an de sursis pour détournement de 150 000 € d’une association d’enfants handicapés entre 2011 et 2014.
L’UMP, à l’origine de la loi Hadopi, condamnée pour piratage d’une musique de MGMT utilisée lors de leurs meetings et pour illustrer plusieurs vidéos diffusées sur YouTube.


FN

Le Front National 1992-1996, condamné pour avoir vendu une investiture.
Le Front National 2002, condamné pour avoir utilisé de manière dévalorisante l’image d’une personne.
Le Front National 2002, condamné pour avoir utilisé sur son site les clichés protégés de l’AFP.
Le Front National 2008, condamné pour avoir utilisé sans autorisation, en la détournant, la célèbre photo du « Che au béret et à l’étoile ».
Le Front National 2007-2009, condamné à rembourser plus de 6,3 millions d’euros de dettes majorées de près de 600 000 euros d’intérêts à Fernand Le Rachinel.
Le Front National 2009, condamné à détruire ses tracts.
Le Front National 2010, condamné à retirer ses affiches litigieuses.
1995, trois colleurs d’affiches ( Robert Lagier, Mario d’Ambrosio et Pierre Giglio ) du Front National ont été condamnés pour le meurtre d’Ibrahim Ali-Abdallah.
2009, quatre membres du Front National ont été condamnés pour coups et blessures après avoir attaqué un homme noir une fois le repas patriotique organisé par le FN terminé.
Alexandre Gabriac (FN) 2007, mis en examen pour ses liens étroits avec un commando d’extrême-droite ayant tenté de cambrioler un stand de tir à Saint-Andéol-le-Château, dont l’aventure s’est terminée par le meurtre du Gendarme Ambrosse. 2009, condamné pour apologie de crime contre l’humanité, injures à caractère raciste et violences volontaires ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à 8 jours
Alexandre Simonnot (FN) 2006-2010, condamné pour avoir détruit un préservatif géant à l’occasion de la journée mondiale contre le Sida.
Antoinette Martinet (FN) 1997 à 1998, condamnée pour provocation à la haine, à la violence et à la discrimination.
Bruno Gollnisch (FN) 2004-2007, condamné en première instance et par le Conseil d’État pour contestation de l’existence de crime contre l’humanité (négationnisme), la Cour de Cassation va pourtant casser sans renvoi l’arrêt de la cour d’appel. 2008-aujourd’hui, poursuivi en justice pour incitation à la haine raciale.
Bruno Mégret (Fondateur du MNR et membre du FN) 1998, condamné pour avoir tenu des propos sur l’inégalité des races. 2002-2002, condamné pour avoir envoyé aux frais de la commune de Vitrolles plusieurs milliers de lettres appelant à parrainer sa candidature pour l’élection présidentielle.
2006, condamné pour détournement de fonds.
Claude Jaffres (FN) 1997, condamné pour abus d’autorité et usurpation de fonction.
Catherine Mégret (FN) 1998 et sa Mairie de Vitrolles furent condamnés pour discrimination et incitation à la discrimination.
2002, condamnée pour avoir envoyé aux frais de la commune de Vitrolles plusieurs milliers de lettres appelant à parrainer la candidature de son époux pour l’élection présidentielle.
2006, condamnée avec son mari pour détournement de fonds.
Cédric Bégin (FN) 1999-2002, condamné pour détention sans autorisation de munitions et d’armes, condamné pour incitation à la haine raciale.
Christophe Klein (FN) 1999-2002, condamné pour provocation à la discrimination raciale.
Daniel Simonpieri (FN puis UMP), condamné pour favoritisme, fausses factures et emploi fictif. Condamné pour harcèlement moral.
Denis Monteillet (FN) 1995, condamné pour avoir inscrit plusieurs personnes de son voisinage sur la liste présentée par son parti au municipales sans les avoir prévenues. Le Conseil d’Etat a annulé les élections des conseillers municipaux FN pour « liste irrégulière ».
Emilien Bonnal (FN) 1985, ex-candidat FN aux cantonales et municipales, a été  reconnu coupable de meurtre, alors qu’il collait des affiches pour le FN, pour avoir tué Abdallah Moktari, 23 ans ; qui l’avait insulté. 8 ans de prison.
Francis Watez (FN) 1995, condamné pour incitation à la discrimination raciale pour avoir collé des affiches proclamant : « Musulmans, Barbaresques, Algériens, terroristes ou non, tous dehors » et « Refuser l’intégration de ces sauvages est un devoir national ». (2 ans d’inéligibilité et 50 000 F d’amende).
François Nicolas-Schmitt (FN) 1997, condamné pour détournement de fonds.
Gilles Lacroix (FN) 1997-1997, condamné pour complicité de violence en réunion, avec arme et préméditation et pour complicité de destruction de biens.
Georges Theil (FN) 2001,  condamné pour contestation de crimes contre l’Humanité. 2004-2006, de nouveau condamné pour contestation de crimes contre l’humanité.
Guy Cannie (FN) 2009-2011, condamné pour escroquerie en bande organisée.
Jacky Codvelle (FN) 1990, condamné pour avoir mis le feu à la voiture du député du Rhône et maire PS de la ville, Jean Jacques Queyranne pour fêter le 14 juillet.
Jacques Bompard (FN) 2008-2010, mis en examen pour prise illégale d’intérêt.
Jacques Coutela (FN) 2011, mis en examen pour incitation à la haine raciale suite à son apologie d’Anders Behring Breivik, auteur des attentats d’Oslo.
Jean Holtzer (FN) 1990, ex-candidat FN aux cantonales a été reconnu coupable de vol à main armé pour avoir braqué une banque (8 ans fermes). Cet ancien avocat général avait un jour réclamé la peine de mort pour une histoire identique.
Jean-Claude Poulet (FN) 1992, condamné pour avoir battu sa femme pendant quinze ans pour « la stimuler au travail… Il fallait que je la stimule assez fréquemment »
Jean-Marc Maurice (FN) 2004 à 2009- 2010 à 2011, 6 condamnations. Condamné pour outrage à agent dépositaire de l’autorité publique, vol, escroquerie, banqueroute, travail dissimulé et non déclaré, abus de bien sociaux.
Jean-Marie Le Chevallier (FN), condamné pour subornation de témoin dans l’affaire du meurtre de son directeur de cabinet.
Jean-Yves Douissard (FN) 1999-2002, condamné pour incitation à la haine raciale.
Jean-Yves Le Gallou (FN) 1991-1998, condamné pour provocation à la haine raciale.
Joël Klein (FN) 1998,  condamné pour coups et blessures sur un Nord-Africain.

Marine Le Pen (FN) 2008, condamnée pour diffamation.

Patrick Bassot (FN) élu dans le Vaucluse 2012, a été condamné à 1.000 euros d’amende pour « incitation à la discrimination, à la haine et à la violence à l’encontre des immigrés ».
Patrick Binder (FN) 2010-2011, condamné pour injure publique et provocation à la haine raciale. 2004-2005, condamné pour injures racistes en public.
Philippe Bernard (FN) 2004-2008, mis en examen pour faux et falsification, abus de confiance et escroquerie.
Philippe Viard (FN) 1998, mis en examen et probablement condamné depuis pour discrimination en raison de l’origine, de l’appartenance ou la non-appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation ou une religion non déterminée. Condamné pour injures et pour délit de fuite après avoir renversé un enfant.
Pierre Van Dorpe (FN) 1989, condamné pour avoir tiré à l’aide de son fusil à pompe sur un groupe de jeunes d’origines maghrébine en blessant au dos l’un d’eux parce qu’il faisait trop de bruit. Le FN lui paye ses 15 000F de caution. 15 mois avec sursis.
Raynald Liekens (FN) 1994, condamné pour le meurtre d’une juive. Il a déclaré : « Elle était plus gentille avec moi que personne ne l’avait été jusque-là. Mais, quand j’ai appris qu’elle était juive, j’ai décidé de la tuer car les juifs sont les ennemis de la race blanche ».
Richard Jacob (FN) 2010-2011, condamné pour outrage et rébellion.
Roger Fabregues (FN) 1996, condamné pour trafic de drogues. Il avait profité d’un voyage au Maroc pour importer du haschisch (2 ans de prison).
Sylvain Ferrua (FN) 1996, condamné pour proxénétisme 1 ans avec sursis et 50000 F d’amende.
Tanguy Deshayes (FN) 2008-2009, mis en examen pour menaces de mort, il a confirmé en être l’auteur. Quelques années auparavant il avait été condamné pour bagarre ainsi que pour port d’arme.
Valls et André (FN), condamnés pour violence avec arme.
Xavier Voute (FN) 1997, condamné pour avoir aspergé de gaz lacrymogène des militants de Ras l’Front (mouvement anti-FN).
Yannick Lecointre (FN) 2010-2011, condamné pour trafic de drogue (transport, détention, acquisition, cession et emploi non autorisés de stupéfiants).

Jean-Marie Le Pen (FN) :

(Redressement de 1,4 Millions de Francs), reconnu coupable d’apologie de crime de guerre dont la déportation pour l’édition d’un disque sur lequel on peut entendre “un hymne du parti nazi” et “Vive Hitler”, reconnu coupable d’antisémitisme insidieux, reconnu coupable de banalisation d’actes jugés constitutifs de crimes contre l’humanité (11/10/1989) pour avoir qualifié les chambres à gaz de “point de détail” de la 2ème guerre mondiale, reconnu coupable de captation d’héritage, 5000F à verser, reconnu coupable d’agression d’un candidate socialiste, 3 mois avec sursis, 20 000F d’amende, 2 ans d’inéligibilité, reconnu coupable d’avoir tenu des propos sur l’inégalité des races avec B.Megret. Condamné à verser 10 000F a L’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) et à publier à ses frais le jugement dans 3 hebdomadaires (30 000F par publication).

Liste de ses condamnations de JM Le Pen :

  • 1960, condamné pour menaces de mort proférées à l’encontre d’un commissaire de Police.
  • 1964, condamné pour coups et blessures volontaires.
  • 1969, condamné pour coups et blessures volontaires.
  • 1971, condamné pour apologie de crime de guerre.
  • 1986, condamné pour antisémitisme insidieux.
  • 1986, condamné pour apologie de crimes de guerre dont la déportation.
  • 1987, condamné pour provocation à la haine, à la discrimination et à la violence raciale.
  • 1991, condamné pour trouble manifestement illicite à l’ordre public.
  • 1991, condamné pour banalisation de crimes contre l’humanité et consentement à l’horrible.
  • 1992, condamné pour diffamation.
  • 1993, condamné pour injure publique.
  • 1995, condamné pour oublis de plus-value boursière et sous-estimation de loyer.
  • 1996, condamné pour avoir tenu des propos ayant gravement porté atteinte au président du tribunal d’Auch.
  • 1997, condamné pour avoir injurié l’association Ras l’front (mouvement anti-FN) de « mouvement de tueurs de flics ».
  • 1997, condamné pour avoir injurié le président de SOS-Racisme.
  • 1997, condamné pour banalisation de crimes contre l’humanité et consentement à l’horrible.
  • 1998, condamné pour injures publiques et violences sur personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions.
  • 1998, condamné pour avoir présenté une tête en carton à l’effigie de Catherine Trautmann.
  • 1998, condamné pour avoir déclaré « Je crois à l’inégalité des races ».
  • 1999, condamné pour incitation à la haine raciale et apologie de crime de guerre.
  • 2002, condamné pour avoir reproduit sans autorisation un reportage de treize photographies prises par l’AFP.
  • 2004, condamné pour provocation à la haine raciale.
  • 2005, condamné pour incitation à la haine raciale.
  • 2008, condamné pour complicité d’apologie de crimes de guerre et contestation de crime contre l’humanité.

Sans Etiquette

Etienne Dedieu (SE) 2018, condamné pour prise illégale d’intérêts, abus de confiance et escroquerie à 5 mois de prison avec sursis et 2000 euros d’amende ; son épouse est condamnée à 3 mois de prison avec sursis et 1000 euros d’amende. Et paiement à l’association diocésaine escroquée 8000 euros au titre des dommages et intérêts, 800 euros pour préjudice moral, et 1000 euros au titre des frais de justice.

 

Le site https://transparency-france.org/ édite un bien triste outil : la cartographie des faits de corruption en France.

Cette carte est accessible sur la page https://www.visualiserlacorruption.fr/home où l'on peut zoomer sur les territoires et en cliquant (ou via l'outil de recherche) voir s'afficher le détail de chaque affaire.

Ci-dessous la capture d'écran de la carte d'accueil et le zoom concernant notre région

L’ÉTHIQUE ET LA TRANSPARENCE DE LA VIE PUBLIQUE

DOIVENT REDEVENIR DES PRIORITÉS

23/04/2018

Un an après le premier tour de l’élection présidentielle, Transparency International France dresse un premier état des lieux des avancées et des manquements en matière d’éthique et d’intégrité de la vie publique. Après une campagne électorale émaillée par les affaires, provoquant un niveau de défiance record des citoyens vis-à-vis des responsables politiques et des institutions, les efforts engagés sont-ils suffisants pour accompagner un changement de culture profond et prévenir de nouveaux scandales ?

A date, Transparency International France estime que les mesures déjà adoptées par le gouvernement en matière d’éthique et de transparence de la vie publique ne sont pas suffisantes. La « loi confiance », adoptée à l’été 2017, ne saurait à elle seule réconcilier durablement les Français avec leurs représentants. Transparency appelle le gouvernement à replacer ces questions en haut de l’agenda politique.

Sous ce lien le rapport complet.