Ci-dessous, le texte de mise en situation de cette archive vidéo mise en ligne par le HuffPost, écrit en réaction à l'affaire Benalla qui faisait rage durant l'été 2018.
Mais cette vidéo garde toute sa portée polémique au regard de la répression démesurée exercée contre les Gilets Jaunes. 

Script de la déclaration de Macron en bas de cet article.


"Cela ne pouvait pas tomber plus mal. Un utilisateur de Twitter vient de remettre la main sur l'interview d'Emmanuel Macron, alors candidat à la présidence de la République, pour l'émission "Quotidien" sur TMC. Le favori des sondages s'était alors engagé avec fermeté pour les sanctions hiérarchiques en cas de violences policières, allant du commissaire...au ministre."

Verbatim de la déclaration de Macron énoncée dans cette vidéo. Il était alors candidat.

"Pour expliquer les violences policières, il n'y a aucun bon argument parce que y' a pas d'autorité de l'état dans les quartiers s'il n'y a pas d'autorité dans l'état.
Dès qu'il y a une bavure, il doit y avoir une réponse et une sanction. Mais elle est hiérarchique.

Un : il faut tirer au clair les situations

Deux : c'est pas possible quand il y a eu une violence policière qu'il n'y ait aucune sanction dans la hiérarchie policière, et y' en a. Il y a un commissaire de police, y' a un Directeur Départemental de la Sécurité Publique, y'a un Préfet, y' a un Ministre.

Donc moi, je crois en une République de la responsabilité."

Revue des insultes et inepties tout azimut dont le Macreux s'est rendu coupable.

Leur excrétion est en général contextualisée et datée. Cette page sera réactualisée au gré des nouvelles mac(r)onneries et complétée par nos/vos commentaires.


Mensonge Patenté et contradictions grossières

"L’impossibilité d’être élu quand on a un casier judiciaire B2 est promulguée, contrairement à ce que beaucoup de gens ont dit ou peuvent encore croire. Ce que nous avons promis, nous l’avons fait."

15 Septembre 2017 - Allocution du président de la République aux côté de Castaner et Belloubet. Source Libreactu

Commentaire sur le post FaceBook de Philippe Pascot : C'est entièrement faux la loi votée dit : « la juridiction peut, par une décision spécialement motivée, décider de ne pas prononcer cette peine, en considération des circonstances de l’infraction et de la personnalité de l’auteur. » Il est faux d'affirmer devant les francais « l’impossibilité d’être élu quand on a un casier judiciaire B2 est aujourd’hui promulguée ». Encore une promesse non tenue.

Réaction d’Anticor : http://www.anticor.org/2017/09/15/la-curieuse-declaration-demmanuel-macron-lors-de-la-promulgation-des-lois-pour-la-confiance-dans-la-vie-politique/

"Pour expliquer les violences policières, il n'y a aucun bon argument parce que y' a pas d'autorité de l'état dans les quartiers s'il n'y a pas d'autorité dans l'état. Dès qu'il y a une bavure, il doit y avoir une réponse et une sanction. Mais elle est hiérarchique.
1 - il faut tirer au clair les situations
2- c'est pas possible quand il y a eu une violence policière qu'il n'y ait aucune sanction dans la hiérarchie policière, et y' en a. Il y a un commissaire de police, y' a un Directeur Départemental de la Sécurité Publique, y'a un Préfet, y' a un ministre.
Donc moi, je crois en une République de la responsabilité."

Juillet 2018. Archive vidéo de l'émission Quotidien, mise en ligne par le HuffPost, dans le cadre de l'affaire Benalla qui faisait rage durant l'été 2018.

"L'Europe, sans doute, est devenue trop ultralibérale. [...] Elle ne permet plus aux classes moyennes de bien vivre. Il faut une Europe qui protège davantage les salariés." 

6 novembre 2018, durant son "itinérance mémorielle"

 

Inclassables

"Ils me tueront peut-être d'une balle, mais jamais d'autre chose"

Le peuple et le président, le récit inédit d'un face-à-face historique, de Cécile Amar, grand reporter à L'Obs et Cyril Graziani, grand reporter pour France Inter, dans la collection Document chez Michel Lafon, 16,95 euros.

 

L'insupportable lourdeur du Mec

« Je souhaite d’abord qu’elle se rétablisse au plus vite et sorte rapidement de l’hôpital, et je souhaite la quiétude à sa famille. Mais pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable. »« Je lui souhaite un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse »« Quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci » « cette dame n’a pas été en contact avec les forces de l’ordre. Elle s’est mise en situation d’aller dans un endroit interdit, de manière explicite, et donc d’être prise dans un phénomène de panique. Je le regrette profondément, mais nous devons, partout, faire respecter l’ordre public. »

25 mars 2019. Au sujet de Geneviève Legay gravement blessée le 23 mars à Nice. ITW Nice Matin

 

Mépris du peuple

« On a des gens qui ne savent plus pourquoi ils sont dehors, ne déposent aucune autorisation. Derrière les gilets jaunes les plus radicaux, il y a la volonté de nier toute forme de légitimité et d’autorité. C’est l’individu qui ne se reconnaît dans aucun sens collectif. »

18 mars 2019, devant 64 intellectuels invités à l’Elysée

"Ça ne me fait rien les gens qui demandent ma tête"

31 janvier devant quelques journalistes

« Que certains prennent pour prétexte de parler au nom du peuple : mais lequel, d'où, comment ? Et n'étant en fait que les porte-voix d'une foule haineuse, s'en prennent aux élus, aux forces de l'ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels, c'est la négation de la France."

31 déc. 2018, Paris, Elysée. Voeux du Président

"Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien, parce que c’est un lieu où on passe, un lieu que l’on partage (...)"

29 juin 2017, Paris, la Halle Freyssinet

« Les troubles que notre société traverse sont parfois dus au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu'on peut obtenir» quelque chose « sans que cet effort soit apporté. » « Parfois on a trop souvent oublié qu'à côté des droits de chacun dans la République - et notre République n'a rien à envier à beaucoup d'autres - il y a des devoirs. Et s'il n'y a pas ce sens de l'effort, le fait que chaque citoyen apporte sa pierre à l'édifice par son engagement au travail, notre pays ne pourra jamais pleinement recouvrer sa force, sa cohésion, ce qui fait son histoire, son présent et son avenir. »

Vendredi 11 janvier 2019, Paris, Elysée, devant les maîtres-boulangers pour la galette des rois. 

« L’’alcoolisme et le tabagisme se sont peu à peu installés dans le bassin minier »

13 janvier 2017. Nœux-les-Mines

« C’est un Breton. Il y a des Bretons partout. Les Bretons sont un peu comme la Mafia en France. »

26 Juin 2018. En parlant de Le Drian, Ministre des affaires extérieures, en s'adressant au Pape.

"Je ne suis pas le père Noël"

Octobre 2017 en Guyane. Avant il avait dit que la Guyane était une île

 

Mépris de classe

« Vous avez envie de travailler ? Il y a des offres ! »

Lundi 24 juin 2019, dans les quartiers Nord de Marseille, devant des chômeurs et des agents de Pôle Emploi. 

« J’ai fini mon CAP coiffure, et j’ai pas trouvé de travail » stable, explique Nathan Lelouche, 22 ans, qui enchaîne les missions d’intérim. « Vous avez envie de travailler ? Il y a des offres ! », lui répond alors le président. Article de l'Obs.

« Une partie du traitement de la pauvreté est dans les personnes qui vivent des situations de pauvreté, en les responsabilisant, en les aidant à s'en sortir, en les considérant. » La solution ne réside pas « dans le face-à-face entre ceux qui profiteraient d'un côté et ceux qui seraient les vaches à lait de l'autre, ce n'est pas vrai. Elle est dans un travail collectif qui est très fin que font les travailleurs sociaux. Les gens en situation de difficulté, on va davantage les responsabiliser parce qu'il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent, mais ils sont tous acteurs. »

14 janvier 2019, en mairie à Gasny (Eure) devant des élus municipaux et le maire au cours d'une visite surprise avant de se rendre Grand Bourgtheroulde le lendemain

"Qu'ils aillent demander le minimum vieillesse" dixit Aurélien Pradié, député LR

Vendredi 18 janvier à Souillac (Lot), face aux maires d'Occitanie. Réponse de Macron devant les maires dans le Lot aux questions relatives au niveau moyen des retraites agricoles pour 1,5M d'agriculteurs de notre pays qui est de 710 euros par mois

« Il y a des tas de métiers, il faut y aller ! Honnêtement, hôtels, cafés, restaurants, je traverse la rue, je vous en trouve. Ils veulent simplement des gens qui sont prêts à travailler, avec les contraintes du métier. Vous allez à Montparnasse, vous faites une rue avec tous les cafés et les restaurants, franchement, je suis sûr qu'il y en a un sur deux qui recrute en ce moment. »

16 septembre 2018, Paris. Concernant la recherche d'un travail dont un horticulteur lui fait part.

"Vous n'allez pas me faire peur avec votre T-shirt : la meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler."

Mai 2016. Lunel

« Il y a dans cette société (Abattoir GAD) une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. »

17 septembre 2014

"Avec ma ligne d’autocars, les pauvres pourront voyager plus facilement"

15 octobre 2014. Il explique que le train est devenu trop onéreux et que cette mesure pourrait "bénéficier aux pauvres qui voyageront plus facilement parce que l'autocar c'est 8 à 10 fois moins cher.

C'est "la jalousie qui paralyse la France"

Dimanche 15 octobre 2017  sur TF1

"Je ne céderai pas au triste réflexe de la jalousie française. Parce que cette jalousie paralyse le pays"

Tiré du Der Spiegel samedi 14 octobre 2018, à propos d'un (prétendu) rejet des riches

« Moi, je ne crois pas à la jalousie française qui consiste à dire "il y a des gens qui réussissent, taxons- les, nous nous porterons mieux" ».

Dimanche 15 octobre sur TF1 ; Interrogé sur la suppression de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF)

« Il faut qu’on s’assure qu’il cherche, et que ce n’est pas un multirécidiviste du refus » 

Dimanche 15 octobre sur TF1 ; Sur la réforme de la formation professionnelle, le terme « multirécidiviste » induit une criminalisation du chômeur refusant un poste plusieurs fois. 

"Je ne veux plus entendre ‘j’ai encore droit de rester un peu au chômage’ ou ‘on ne me propose rien' !"

Samedi 14 janvier 2017, Zenith de Lille 

« Je ne crois pas au ruissellement (des richesses, ndlr.) pour ma part, mais je crois à la cordée »"Si on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c'est toute la cordée qui dégringole"

Commentaire de site Politis : "L’image du « premier de cordée », que l’on imagine traînant derrière lui comme un fardeau un peuple ingrat. On voit bien l’idée. Notre société serait construite à partir de hiérarchies immuables dont la verticalité est aussi abrupte que la face nord des Grandes Jorasses. Pour guérir de cette envie pathologique qui aigrit les cœurs et mine le corps social, le chômeur, le smicard, le salarié feraient donc mieux d’accepter leur sort une fois pour toutes."

"Les gens en situation de difficulté, on va davantage les responsabiliser car il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent"

Mardi 15 janvier 2019. Lors d'une réunion à huis clos avec les élus du conseil municipal de Gasny

« Le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien »

1er juin 2017. En Bretagne, à propos des "kwassa-kwassa", barques de pêche des passeurs pour emmener des migrants originaires des Comores sur l'île de Mayotte.

"Ceux qui naissent pauvres restent pauvres. Il faut responsabiliser les pauvres pour qu’ils sortent de la pauvreté"

Juin 2018

"Si un jour tu veux faire la révolution, tu apprends d’abord à avoir un diplôme et à te nourrir toi-même"

Juillet 2018

 

Détestation de la France

« La part que je ne comprends pas en allemand a un charme romantique que parfois le français ne m’apporte plus. »

Janvier 2019 à Aix-la-Chapelle en présence d'Angela Merkel

« Il ne s'agit pas d'être naïf, ce qui est possible est lié à une culture, un peuple marqué par son histoire. Ce peuple luthérien, qui a vécu les transformations de ces dernières années, n'est pas exactement le Gaulois réfractaire au changement ! Encore que ! Mais nous avons en commun cette part d'Européen qui nous unit. »

Mercredi 29 août 2018, Danemark, lors d'une visite d’État au Danemark. 

« L'art français, je ne l'ai jamais vu »

Mardi 21 février 2017, meeting En Marche! à Londres devant 2.000 expatriés français

« Il n’y a pas de culture française. Il y a une culture en France. Elle est diverse. » 

5 février 2017 en meeting

En Algérie, "la France s’est rendue coupable de crime contre l’humanité »

Février 2017 en campagne, en déplacement en Algérie 

« (L'audiovisuel public est) la honte de la République. »

Macron parle de l'audiovisuel public (France 2, ainsi que des autres chaînes de France télévision) Emmanuel Macron, 30 août 2017

"les Français détestent les réformes, il faut leur expliquer"

Bucarest, été 2017

"Je l'ai souvent dit et je le disais il y a quelques semaines en Roumanie. D'aucuns faisaient semblant de découvrir cette forme de provocation et je l'assume : la France n'est pas un pays qui se réforme"

7 septembre 2017. Ecole Française d'Athènes

« Tout le défi est de savoir comment on amène à faire gagner la France dans la mondialisation. On réussit à porter quelque chose de différent, des valeurs différentes, une culture différente, un rapport géopolitique différent, mais si on reste arc-bouté sur notre ADN, le monde peut très bien continuer sans nous »

15 juillet 2015 . En réunion devant 500 jeunes entrepreneurs 
"L'ambigu Monsieur Macron". Enquête sur un ministre qui dérange, de Marc Endeweld, Flammarion, 331 p., 19,90 €

 « Ce qui se passe en Guyane depuis plusieurs jours est grave »« C'est grave en raison des débordements. Mon premier mot est celui d'un appel au calme parce que bloquer les pistes d'un aéroport, bloquer les décollages, et parfois même bloquer le fonctionnement de l'île ne peut être une réponse apportée à la situation. »

27 mars 2017

« Avec Mathias, lycéen à Bourg-en-Bresse. Il rejoint sa mère expatriée en Guadeloupe pour Noël. Décollage imminent pour les Antilles. »

Décembre 2016, Tweet de Macron. Ainsi la Guadeloupe est un territoire étranger.

 

Casse sociale

« Je ne céderai rien "ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes"

7 septembre 2017. Lors d'un déplacement en Grèce à l'Ecole Française d'Athènes. Macron a même redit sa "détermination absolue" - expression qu'il a répétée à deux reprises - à disséquer le Code du travail.

« On met un pognon de dingue dans les minimas sociaux et les gens sont quand même pauvres »

12 juin 2018. A l'Elysée dans son bureau devant des mutualistes. Vidéo filmée et éditée par les services de Com' de l'Elysée.

"On met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif" / "Toute notre politique sociale, c'est qu'on doit mieux prévenir, ça nous coûtera moins, et on doit mieux responsabiliser tous les acteurs." / "On met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens sont quand même pauvres. Ceux qui naissent pauvres restent pauvres, ceux qui tombent pauvres restent pauvres." / "Je sais que je demanderai des efforts aux mecs qui font des lunettes aux types qui font des verres... Machin... voilà... Et là c'est cohérent. Là vous avez un fil directeur. Avant il n'y avait pas de fil directeur... C'est de la lasagne faite avec de la paëlla."

« Les salariés français sont trop payés » 

Mars 2015

« Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. »

Janvier 2016. Lors d'une rencontre avec la presse étrangère, au Forum de Davos

« Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés »

Février 2017

« Je pense qu’il y a une politique de fainéants et il y a la politique des artisans. Moi, je suis avec les artisans"»

Février 2015. Il qualifie ceux qui, au sein du PS, s’opposent à sa loi (308 articles réactionnaires dont le travail le dimanche, de nuit, ou la privatisation du don du sang) de « foyer infectieux » ou de « fainéants ».

« Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants » 

Décembre 2014

« Je compte sur vous pour engager plus d’apprentis. C’est désormais gratuit quand ils sont mineurs »

Août 2015

« Vu la situation économique, ne plus payer les heures supplémentaires c’est une nécessité »

22 janvier 2016, Davos

« Comment on invente un nouveau modèle ? Comment on reprend l’initiative ? .../... le consensus de 1945 est inadapté » « Je n’aime pas ce terme de “modèle social”, mais il faut regarder notre chance, sans naïveté de part et d’autre. »

Octobre 2015. "L'ambigu Monsieur Macron". Enquête sur un ministre qui dérange, de Marc Endeweld, Flammarion, 331 p., 19,90 €

« 35 h pour un jeune, ce n’est pas long » / « Quand on est jeune, 35 heures, ce n’est pas assez. On veut travailler plus, on veut apprendre son job. »

Novembre 2016. En campagne

« Certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire et ce n'est pas loin de chez eux »

5 octobre 2017. La visite est perturbée par des ex-salariés de l'usine GM&S dans la Creuse qui souhaitent parler au président.

« Nous pourrions autoriser, les entreprises et les branches, dans le cadre d'accords majoritaires, à déroger aux règles de temps de travail et de rémunération. C'est déjà possible pour les entreprises en difficulté. Pourquoi ne pas étendre à toutes les entreprises, à conditions qu'il y ait un accord majoritaire avec les salariés ? »

24 aout 2014, Paris. Lors d'une interview au Point, Macron explique qu'il veut supprimer les 35 heures.

« Le cadre légal n'est pas suffisant parce que salariés comme entreprises ont besoin de plus de souplesse. Qui serions-nous pour dire à quelqu'un qui souhaite (travailler plus) que c'est impossible »

24 novembre 2014, Paris. Macron est interrogé par commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur l'impact sociétal, social, économique et financier de la réduction progressive du temps de travail.

« Si vous pouvez négocier des accords majoritaires au niveau de l'entreprise pour n'avoir presque aucune surcompensation, cela veut dire que vous pouvez créer plus de flexibilité. (...) De facto, (c'est la fin des 35 heures) mais à travers des accords majoritaires, ce qui a toujours été la position que j'ai défendue. »

22 janvier 2016, Davos, pendant le forum économique mondial. Macron parle à des journalistes à Davos des réformes en cours du gouvernement Valls.

"Je n’aime pas le terme de pénibilité. Donc, je le supprimerai, car il induit que le travail est une douleur"

Juillet 2017

 

Ultralibéralisme

« Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. » 

Février 2015

« Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. »

"La bonne ambition, c’est de faire fortune, l’unique voie pour réussir sa vie. "

Janvier 2015

« Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties. »

Janvier 2016

« Le libéralisme est une valeur de gauche »

Septembre 2015

« Les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher »

Février 2017

Je dis aux jeunes « ne cherchez plus un patron cherchez des clients »

« Je suis pour une société sans statuts »

Mars 2017

« Je ne vais pas interdire Uber et les VTC, ce serait les renvoyer vendre de la drogue à Stains »

2 Novembre 2016

"Allez à Stains (en Seine-Saint-Denis, ndlr) expliquer aux jeunes qui font chauffeur Uber de manière volontaire qu'il vaut mieux tenir les murs ou dealer".

2 Novembre 2016, ITW Médiapart 

« Une start-up nation est une nation où chacun peut se dire qu’il pourra créer une start-up. Je veux que la France en soit une ».

« Je vais faire un CICE durable »

 "Les jeunes veulent être entrepreneurs, pas fonctionnaires" 

Septembre 2015

 

Déni de démocratie

"Il est clair que l'adhésion à l'Europe, l'adhésion à l'Euro, cette volonté d'être non seulement un membre fondateur mais de porter cette ambition, ça n'est pas simplement un choix politique, c'est le choix de la Nation Française, plusieurs fois réaffirmé dans des référendums, plusieurs fois confirmés. Je crois très profondément que ce choix de l'Europe c'est celui de la Nation et c'est celui qu'il me revient de défendre."

Le 9 mai 2019, Journée de l’Europe, discours "Pour une Renaissance européenne" à Sibiu, en Roumanie. ... Fake News, mensonge, déni de réalité, foutage de gueule, autisme, duplicité, on n'en est plus à ça près...

«Je suis le fruit d’une forme de brutalité de l’Histoire.»

13 février 2018, devant la presse présidentielle

« Chaque candidat qui sera investi signera, avec moi, le contrat avec la Nation. Il s’engage à voter à mes côtés les grands projets, à soutenir notre projet. » « Pas de frondeurs »

L’article 27 de la loi fondamentale dispose que « tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel »

« Les forces du monde ancien sont toujours là, bien présentes, et toujours engagées dans la bataille pour faire échouer la France. »

30 août 2017. Macron parle des syndicats, des partis d'opposition (PS, PC, Les Républicains, etc...), des intellectuels, et de ceux qui sont contre la loi travail. 

« Être élu est un cursus d’un ancien temps »

Septembre 2015

« La France est en deuil d’un roi »

"Les révolutionnaires sont souvent des ratés du suffrage universel"

Septembre 2017

"L'une des fonctions des journalistes, c’est de hiérarchiser l’info. C’est en train de s’effondrer. Ce qui compte, c’est le nombre de vues. (...) Or, aujourd’hui, Benalla comme les Gilets jaunes, c’est la fachosphère, la russosphère."

31 janvier, devant quelques journalistes

 

Autoritarisme et Répression

"Il faut maintenant dire que lorsqu'on va dans des manifestations violentes, on est complice du pire", "je suis contre la démocratie de l'émeute"

26 février, lors d'un débat avec les élus du Grand Est à l'Elysée

"Le débat sur le LBD, ce n'est pas à moi de le purger." "Moi je crois qu’il faut un contrôle du juge." "Enlever le LBD aux forces de l’ordre alors que certains viennent pour tuer avec des fusils… Drôle de responsabilité"

31 janvier, devant quelques journalistes à propos des LBD

"le complotisme nourrit l’autoritarisme".

31 janvier, devant quelques journalistes 

« Si vous n’avez pas compris que c’était mon plaisir ce soir d’inviter mes secrétaires, mes officiers de sécurité, les politiques, les écrivains, les femmes et les hommes qui depuis le premier jour m’accompagnent, c’est que vous n’avez rien compris à la vie »

23 avril 2017, Paris, Brasserie La Rotonde

« Chaque candidat qui sera investi signera, avec moi, le contrat avec la Nation. Il s’engage à voter à mes côtés les grands projets, à soutenir notre projet. » « Pas de frondeurs »

L’article 27 de la loi fondamentale dispose que « tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel »

"La démocratie ne se fait pas dans la rue"

Septembre 2017

« L'ordre républicain sera assuré sans complaisance ».

31 déc. 2018, Paris, Elysée. Voeux du Président

 
"Je considère qu'il n'est pas digne d'étaler certains débats sur la place publique […] Je suis votre chef. Les engagements que je prends devant nos concitoyens et devant les armées, je sais les tenir. […] Et je n'ai à cet égard besoin de nulle pression et de nul commentaire"

13 juillet 2017, au sujet du désaccord exprimé par le Général Pierre De Villiers, Chef d'état-Major des Armées, sur la baisse de 850 millions d'€ du budget de la défense. Celui-ci sera viré dans la foulée. LCI 19/07/2017

  

Provocation

"Si être Gilet jaune, c’est vouloir que le travail paie mieux, moi aussi je suis Gilet jaune"/"Quiconque a une colère est Gilet jaune. Si être Gilet jaune, c’est vouloir une réduction du nombre de parlementaires, que les Français vivent mieux, un Etat bienveillant, je suis Gilet jaune."

31 janvier, devant quelques journalistes

"La vraie réforme, elle va avec la contrainte, les enfants! C’est pas open bar. Le bar, c’est le nôtre." 

24 janvier 2019 à Bourg-de-Péage dans la cadre du grand débat où ce monsieur débat tout seul.

 "Jojo avec un gilet jaune a le même statut qu'un ministre ou un député !"

31 Janvier 2019, devant des journalistes

« Un effort pour une Europe renouvelée ».

Plus d’Europe alors que le mouvement auquel il répond est majoritairement souverainiste. 
31 déc. 2018, Paris, Elysée. Voeux du Président

« Je vous ai compris »

Aux pieds-noirs à Toulon. C’est ignoré l’histoire de France et l’histoire de cette déclaration du Général De Gaulle à la fin des évènements d’Algérie. Cette déclaration forgea la trahison de De Gaulle envers les pieds-noirs. S'il avait voulu faire passer l'annonce de sa trahison future, il n'aurait pas pu faire mieux.

"Quand tu es Président, ce n’est pas le moment où tu gagnes le plus d’argent" 

Août 2017

"S'ils veulent un responsable, qu'ils viennent me chercher"

24 Juillet 2018, à l'Elysée à propos de l'affaire Benalla

 

Diabolisation

"Auprès d’Eric Drouet, dans les services de sécurité (des Gilets jaunes, ndlr), il y a de vrais fascistes"

31 janvier, devant quelques journalistes

"le groupe de Tarnac, Nuit Debout, la loi Travail, ceux qu’on a vu prospérer à Notre-Dame-des-Landes" - qui, d’après lui, ont "vraisemblablement brûlé France Bleu Isère

31 janvier, devant quelques journalistes à propos des militants "anarcho-libertaires"

 

Récupération indigne

Utilisation de la mort d’un homme pour défendre la réduction des APL

« Le colonel Beltrame, il est mort parce que la France, ce sont des idées, des valeurs, quelque chose d’une guerre qui le dépasse. Les gens qui pensent que la France, c’est une espèce de syndic de copropriété où il faudrait défendre un modèle social qui ne sale plus, une République dont on ne connaît plus l’odeur et des principes qu’il fait bien d’évoquer parce qu’on s’est habitué à eux et qu’on invoque la tragédie dès qu’il faut réformer ceci ou cela, et qui pensent que, en quelque sorte, le summum de la lutte, c’est les 50 euros d’APL, ces gens-là ne savent pas ce que c’est que l’histoire de notre pays. L’histoire de notre pays, c’est une histoire d’absolu. »

Documentaire diffusé lundi 7 mai 2018 au sur France 3 Emmanuel Macron, la fin de l’innocence à propos de l'assassinat du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame par un terroriste.

"Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois, ou perdus"

Juillet 2017

 

Reproche inversé (c’est celui qui est)

« On ne bâtit rien sur des mensonges ! »

31 déc. 2018, Paris, Elysée. Voeux du Président

 "Je ne fais jamais de petites phrases. C’est injuste de dire ça"

31 janvier, devant quelques journalistes

 

Sophisme

“Le peuple est souverain, il s’exprime lors des élections, il y choisit des représentants qui font la loi. Précisément parce que nous sommes un Etat de droit”

31 déc. 2018, Paris, Elysée. Voeux du Président

 

Aphorismes abscons / Pensée complexe

« C’est une erreur de penser que le programme est le cœur d’une campagne électorale »

"La politique, c’est mystique (…). C’est tout mon combat."

 "Les médias passent du commentaire d’un point de détail mineur du programme aux pires polémiques, et ainsi de suite."

"La dimension christique, je ne la renie pas ; je ne la revendique pas. Je ne cherche pas à être un prédicateur christique."

"Comment se construit le pouvoir charismatique? C’est un mélange de choses sensibles et de choses intellectuelles. J’ai toujours assumé la dimension de verticalité, de transcendance, mais en même temps elle doit s’ancrer dans de l’immanence complète, de la matérialité. Je ne crois pas à la transcendance éthérée. Il faut tresser les deux, l’intelligence et la spiritualité. Sinon l’intelligence est toujours malheureuse. Sinon les gens n’éprouvent de sensations que vers les passions tristes, le ressentiment, la jalousie, etc. Il faut donner une intensité aux passions heureuses."

Le temps d'un trajet Saint-Pierre-des-Corps-Paris, le candidat d'En Marche!, dans le JDD / 11 Février 2017

"Je ne sépare pas Dieu du reste. Je fais le lien entre la transcendance et l'immanence."

« Le FN est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d’extrême-droite. »

« La gauche classique est une étoile morte. L’idéologie de gauche classique ne permet pas de penser le réel tel qu’il est »

« La démocratie comporte toujours une forme d’incomplétude car elle ne se suffit pas à elle-même ».

"Je ne serais pas socialiste ? Dont acte"

Février 2015 

"Je sais que je demanderai des efforts aux mecs qui font des lunettes aux types qui font des verres... Machin... voilà... Et là c'est cohérent. Là vous avez un fil directeur. Avant il n'y avait pas de fil directeur... C'est de la lasagne faite avec de la paëlla."

12 juin 2018. A l'Elysée dans son bureau devant des mutualistes. Vidéo filmée et éditée par les services de Com' de l'Elysée.

 

Le roi républicain, c’est lui

"Mes conseillers sont jeunes, j’assume. Les maréchaux d’Empire étaient jeunes et ce n’étaient pas des paysans"

Septembre 2017

«  Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n’est plus là ! On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d’y placer d’autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment. Le reste du temps, la démocratie française ne remplit pas l’espace. On le voit bien avec l’interrogation permanente sur la figure présidentielle, qui vaut depuis le départ du général de Gaulle. Après lui, la normalisation de la figure présidentielle a réinstallé un siège vide au coeur de la vie politique. Pourtant, ce qu’on attend du président de la République, c’est qu’il occupe cette fonction. Tout s’est construit sur ce malentendu».  

Mercredi 8 juillet 2016. Interview philo-politique accordée à Le 1 Hebdo

 

Eclair de lucidité

"C’était une faute profonde. Ça a donné le sentiment que les élites savaient mieux que le peuple."

31 janvier, devant quelques journalistes à propos du référendum de 2005

"C'est ce que j'appelle la ruse de l'Histoire", confirme celui qui a l'œil ostentatoirement humble et le nez affûté par l'arrogance. "Il faut osciller entre humilité et arrogance. Si vous tombez d'un côté, vous devenez soit inefficace soit dangereux."

Dans une Itw au JDD le 12 février 2017

Sources : 

https://www.hebdi.com/emmanuel-macron-lapsus-disent-de-lui/

http://lafranceinsoumise-paysdevitre.fr/les-phrases-de-macron/

http://in-girum-imus.blogg.org/reflexions-sur-la-pensee-complexe-mais-decomplexee-du-president-macron-a148404906